L’homme et la mode…

par | Nov 15, 2019 | Articles | 0 commentaires

Mais pourquoi parle-t-on si peu de lui ?

Les idées reçues ont la dent dure. Pourtant, l’image de l’homme a évolué ces dernières décennies et peut-être même plus que celle des femmes… Pourquoi ?

Au début du 19ème siècle la coquetterie de l’homme se résumait à un costume deux, voire trois pièces, agrémenté d’une cravate et de son épingle ainsi que d’un chapeau ou d’un béret. A cette époque, les motifs de la cravate n’étaient pas nombreux, les couleurs non plus d’ailleurs. Il aura fallu attendre l’après-guerre (39-45) pour un changement significatif.

La communauté homosexuelle, le milieu des arts, le cinéma et les stylistes ont beaucoup œuvré pour permettre à la mode d’évoluer. Peu à peu, le changement s’est installé, les couleurs sont arrivées et les modes ont changé.

Les « Hipster » sont apparus dans les années 40-50. Il se distinguent en cassant les codes. Ils associent de manière anarchique les vêtements et les couleurs. Ils incarnent la « cool attitude ». Ils se démarquent par leur non-conformité. Ils osent le mélange de styles et les couleurs. Après une longue absence, ce mouvement réapparaît au début des années 2000.

On peut aimer ou non, trouver que c’est une faute de goût de dissocier les vêtements et les couleurs mais il n’empêche que ceux qui osent font avancer les idées reçues et bousculent les habitudes. 

Pour celui qui voudrait adopter ce style, je lui conseille de débuter pièce après pièce. Un chapeau, une pochette… et petit à petit s’approprier son style.

De tous temps, l’homme a été mis sous pression de la réussite et de la responsabilité financière de la famille. Cantonné dans un rôle strict, sérieux et souvent dénué de sensibilité, l’homme n’a pas été habitué à s’intéresser ou à s’exprimer vis-à-vis de son apparence, sous peine de passer pour un être sensible et fragile. 
Bon… je ne vais pas vous mentir, mais il est vrai que l’image de l’homme musclé, en sueur et tapis de cambouis fais toujours son effet. On l’aime dépouillé du superflu, brut et authentique. Ne me dites pas le contraire…